Faire le deuil d’un être ou d’une relation Publié le 18 Novembre 2014

unnamedA toutes les personnes qui vivent un deuil de près ou de loin, voici ce que j’ai compris et qui m’aide chaque jour. Je connais ce lien de cœur où l’on n’a pas besoin de se voir pour s’aimer. J’ai perdu un être cher et je pensais que faire mon deuil c’était l’oublier, ne plus penser à lui jours et nuits, passer à autre chose. Je rejetais alors une part de moi, j’étais simplement déconnectée. Le deuil doit se faire en paix, pas à pas, humblement, dans une énergie d’amour. La personne vit sa vie sur un autre plan et c’est juste ainsi. Elle vous aime et vous aide souvent. Vous ne parlez pas avec des mots de cerveau à cerveau mais ressentez une sensation d’apaisement, de réconfort, d’enveloppement. Cette âme est dans votre cœur. Vous ne la voyez pas, vous ne vous blottissez pas contre elle mais le lien existe encore, il est différent, c’est tout. Ce qui est inacceptable c’est de penser que la séparation vous coupe. J’ai senti plusieurs fois mon cœur se déchirer, j’en avais le tournis comme si je flottais en apesanteur et que le vide m’appelait. J’aime la vie et j’accepte ce qu’elle me fait vivre. J’accepte tout et cela ne veut pas dire me couper des liens d’amour. J’ai bien conscience que je joue sur plusieurs niveaux, le corps et l’âme et qu’il faut bien être raccordé à son cœur pour que les deux premiers puissent se relier. Tout se transforme tout le temps, l’arbre devient papier et la feuille se recycle en journal. Sur le fil d’actualité, il y a cette continuité. Je garderai toujours dans mon cœur cette absence de peur car quand je suis dans cette énergie d’amour, je me sens reliée. A toutes ces étoiles, ces âmes, ces hommes et ces femmes qui dansent près de moi. A cette nature profondément bouleversante, à la vie saisissante de beauté. « Ce que nous étions, nous le sommes encore. Ce que nous avions, nous l`avons encore. Je ne t`ai pas quitté, je marche tout simplement dans ton cœur ! » Prière amérindienne