Pour tous les parents Publié le 15 Octobre 2015

La plupart du temps, "je gère", comme on dit. Et il y a ces moments de découragement. Cette sensation de ne pas savoir, de rater.

Quand mon fils aîné avait 2 ans, c'était facile. Avec un air un peu supérieur, je pensais : "parents zen = enfants zen". Puis mon deuxième garçon est arrivé et il a envoyé valser toutes mes certitudes, mes méthodes douces et mes livres de psychologie. Une tornade d'énergie qui fait d'immenses colères et hurle encore la nuit à 2,5 ans. Grossesse, accouchement et ambiance tendre à la maison. Je n'ai pas compris. J'ai vu pédiatres, ostéopathes, psychologues, homéopathes et même des chamanes. J'en suis à accuser son signe astrologique. Mais surtout, quand il me réveille la nuit et que je suis épuisée, quand il hurle dans la voiture et au supermarché, même si c'est assez normal tout ça, je me sens nulle et désemparée. Quand ça m'arrive je fais 4 choses.

Tout d'abord j'en parle. C'est ok d'avoir des moments de découragement, vraiment ok. 
Ensuite je demande de l'aide et je prends du temps pour moi sans culpabiliser (yoga, massage ou tout simplement boire un café à l'extérieur). 

Puis je me répète plusieurs fois : "Même s'il hurle, je l'aime et je l'accepte, ce n'est qu'un tout petit". Cela apaise ma colère. 

Je me chuchote aussi : "Même si je n'arrive pas à le comprendre et que je me sens ultra nulle, je m'aime et je m'accepte. Je ne suis qu'une maman qui fait de son mieux".
Cette phrase est difficile et me fait pleurer. J'aimerais tellement faire plus, faire mieux, réussir... alors je me répète encore et encore jusqu'à sentir du réconfort : "je m'aime et je m'accepte". Et si c'était ça le rôle de parents ? Apprendre à accepter ses émotions et celles des autres. Parce que l'amour bienveillant est toujours la meilleure des réponses.